Nouvelle plainte visant Jean-Marc Morandini pour "tentative de corruption de mineurs", mais prescrite
L'animateur Jean-Marc Morandini, déjà condamné définitivement pour corruption de mineurs, est visé par une nouvelle plainte pour "tentative de corruption de mineurs" mais pour des faits prescrits, a appris vendredi l'AFP auprès du parquet de Lille, confirmant une information de Mediapart.
Cette plainte porte sur "des faits qui auraient été commis en 2012", et a été déposée par un homme âgé de 17 ans à l'époque, selon le procureur de Lille Samuel Finielz.
Ces faits "sont prescrits depuis 2022", a-t-il ajouté. Par conséquent, "aucune enquête ne sera ouverte compte tenu de la prescription".
"Je n'ai pas de commentaire à faire dans l'immédiat", a déclaré à l'AFP l'avocate de l'animateur, Me Florence Rault.
Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de M. Morandini pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
L'animateur de 60 ans a par ailleurs renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rend définitive.
Dans ce contexte, le milliardaire Vincent Bolloré va être convoqué fin février par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public et sera interrogé sur le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne de CNews.
CNews appartient au groupe Canal+, dont M. Bolloré est l'actionnaire de référence. Le maintien de M. Morandini à l'antenne malgré sa condamnation a suscité de vifs débats au sein de la chaîne.
Trois de ses figures, Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont pris leurs distances avec le maintien de M. Morandini. Dimanche, Philippe de Villiers, qui anime une émission sur CNews, et le Journal du Dimanche, autre média de la galaxie Bolloré, ont à leur tour marqué leur désapprobation.
B.Rodriguez--BT