SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
Une délégation syndicale rencontre la direction de la SNCF ce mardi 3 novembre au siège de Saint-Denis. Au centre des discussions : l’écart entre l’inflation anticipée lors de l’accord salarial de 2026 et l’inflation réellement constatée, à quarante-huit heures d’un appel à la grève nationale.
Une délégation syndicale rencontre la direction de la SNCF ce mardi 3 novembre au siège de Saint-Denis. Au centre des discussions : l’écart entre l’inflation anticipée lors de l’accord salarial de 2026 et l’inflation réellement constatée, à quarante-huit heures d’un appel à la grève nationale. À l'issue de cette rencontre la direction, la SNCF a écarté l'idée d'une nouvelle hausse générale des salaires mais a annoncé trois mesures immédiates.
Les syndicats de cheminots se sont rassemblés mardi devant le siège de la SNCF à Saint-Denis pour exiger un rattrapage salarial face à une inflation supérieure aux prévisions, à l’avant-veille d’une journée de grève nationale. Une délégation a été reçue en fin de matinée par la direction pour évoquer l’accord sur les salaires de 2026.
Ce texte prévoyait une augmentation générale de 0,5 %, calculée sur la base d’une inflation estimée alors à 1,3 % lors des négociations annuelles obligatoires (NAO). « L’inflation est largement dépassée par rapport à ce qui avait été anticipé en début d’année », a souligné auprès de l’AFP Fabrice Charrière, secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire. L’indice des prix a en effet bondi de 3,4 % sur un an en octobre d’après l’Insee.
S’appuyant sur une clause de revoyure prévue dans l’accord, le deuxième syndicat de l’entreprise réclame une hausse complémentaire de 2,6 % avec effet rétroactif au 1er juillet. Un appel à rejoindre le mouvement de grève
L’accord de 2026, rejeté par la CGT et Sud-Rail, n’avait été signé que par l’Unsa et la CFDT. Représentant moins de 50 % des salariés, il avait néanmoins été appliqué de manière unilatérale par la direction. Côté direction, on confirme la tenue de cette rencontre, qualifiée de simple « point d’étape ».
Les réunions NAO consacrées aux salaires de 2027 « auront lieu en janvier », a-t-on précisé. 5 novembre : le monde du travail à l’aube d’une mobilisation d’ampleur ?
À l’issue de cette rencontre la direction, la SNCF a écarté l’idée d’une nouvelle hausse générale des salaires mais a annoncé trois mesures immédiates : Une revalorisation de 5 % de l’allocation kilométrique pour l’utilisation d’un véhicule personnel à des fins professionnelles. Une prime de partage de la valeur (PPV) de 400 euros versée fin novembre à environ 140 000 salariés de cinq entités du groupe (SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares et Connexions et SNCF Optim’Services). Une augmentation de 2 % dès le 1er novembre des indemnités pour heures de nuit, dimanches et fêtes, ciblant les 100 000 agents assurant la continuité du service ou travaillant en horaires décalés.
De leur coté, Les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa, Sud-Rail, CFDT) ont appelé les agents à rejoindre jeudi 5 novembre le mouvement de grève interprofessionnel. Outre la question du pouvoir d’achat, l’intersyndicale réclame « l’ouverture de réelles négociations » portant sur les conditions de travail et « le maintien de l’unité sociale du groupe » face aux réorganisations.
En montrant ce que vivent celles et ceux qui travaillent et ceux qui aspirent à le faire. SNCF : les syndicats réclament un rattrapage salarial face à une inflation supérieure aux prévisions
J.Quintero--BT