Orques du Marineland: Paul Watson en appelle à Macron pour les sauver
Le fondateur l'ONG Sea Shepherd France Paul Watson a annoncé jeudi avoir écrit au président Emmanuel Macron pour tenter de sauver les deux orques du Marineland, jugeant que la France avait un "devoir moral et légal" de protéger ces cétacés et appelant à un sanctuaire européen.
Lundi le gouvernement français a annoncé que la seule solution envisageable pour les orques Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) du Marineland d'Antibes était un transfert vers un autre parc aquatique, à Tenerife, dans lequel se déroulent des spectacles mettant en scène ces cétacés.
Mais les ONG ont dénoncé les conditions de captivité des animaux dans ce parc et les autorités espagnoles avaient jugé il y a quelques semaines que ses bassins étaient trop petits pour accueillir de nouveaux pensionnaires.
Depuis une loi en 2021, la France interdit les spectacles de cétacés et leur captivité, posant l'épineuse question du devenir des animaux dans les structures existantes qui, nés en captivité, ne peuvent survivre en étant relâchés dans la nature.
"Si la loi était révolutionnaire, sa mise en œuvre a été tragiquement incomplète. Aucun sanctuaire n’a été préparé. Aucun plan n’a été élaboré", dénonce Paul Watson dans son courrier.
"La France a l’obligation de protéger ces orques – non pas seulement en paroles, mais par des actes. Elles ne peuvent être expédiées vers un autre parc d’attractions, ce qui trahirait l'esprit de votre propre loi", s'insurge-t-il.
Pour lui, les explications du gouvernement ne tiennent pas.
"Votre ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, affirme qu’il n’y a +pas assez de temps+ pour créer un sanctuaire en Europe. Il prétend que nous n’avons que six mois, alors qu’on voit tous venir cette crise depuis cinq ans. Des réunions ont eu lieu. Des promesses ont été faites. Mais où sont les actes ?", argumente-t-il.
Lundi un rapport d'expertise a fuité alertant sur l'état de délabrement des bassins, construit en 2000, dans lesquels les deux orques évoluent, mais jugeant qu'il est encore possible de les maintenir sur place.
"La France ne se résigne pas à l’+impossible+. (...) Si un pays peut trouver une solution, c’est bien le nôtre. (...) Le monde entier observe. Montrons leur ce dont la France est capable", conclut Paul Watson.
Le gouvernement a promis une nouvelle réunion d'ici trois à quatre semaines, indiquant qu'une décision définitive serait prise "d'ici la fin du mois de mars 2026".
N.Reyes--BT