Bogota Tiempo - JO-2030: le Cojop acte le départ de Linette, Grospiron s'explique devant les sénateurs

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JO-2030: le Cojop acte le départ de Linette, Grospiron s'explique devant les sénateurs
JO-2030: le Cojop acte le départ de Linette, Grospiron s'explique devant les sénateurs / Photo: ARNAUD FINISTRE - AFP/Archives

JO-2030: le Cojop acte le départ de Linette, Grospiron s'explique devant les sénateurs

Le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 dans les Alpes (Cojop) a officialisé mercredi le départ de son directeur général Cyril Linette, épilogue d'une crise ouverte avec le président de l'instance Edgar Grospiron qui s'est défendu devant une commission du Sénat.

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"À l'occasion du bureau exécutif qui s'est tenu le dimanche 22 février 2026 à Milan, le Cojop et les parties prenantes ont pris acte du départ du directeur général du Cojop, Cyril Linette", a annoncé le comité dans un communiqué publié quelques minutes avant une audition par une commission sénatoriale d'Edgar Grospiron et du délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, Pierre-Antoine Molina, consacrée à la crise de gouvernance que traverse l'instance.

"Les difficultés qu'on traverse doivent être regardées avec lucidité, elles ne sont pas niées. Pour les surmonter on va devoir agir avec méthode, rigueur, et le sens du collectif", a ensuite reconnu l'ancien champion, qui s'exprimait en visioconférence devant la commission de la Culture, de l'Education, de la Communication et du Sport du Sénat.

"Des Jeux qui aujourd'hui démarrent dans un contexte troublé, de turbulences, parce que les épisodes de désaccords internes que nous avons connus au sein de l'organisation ne doivent pas pour autant masquer l'essentiel: le cap reste inchangé et le travail opérationnel se poursuit chaque jour", a-t-il ajouté.

- "Un peu de retard" -

Le Cojop est fragilisé depuis le départ de trois cadres en deux mois: la directrice des opérations, Anne Murac, suivie par le directeur de la communication Arthur Richer, puis le président du comité des rémunérations Bertrand Méheut, ancien président du groupe Canal+.

Une nouvelle étape a été franchie ces dernières semaines avec une crise entre Edgar Grospiron et son propre directeur général Cyril Linette, en poste depuis avril 2005 et choisi par le champion olympique lui-même.

Le 11 février, les principales parties prenantes du Cojop 2030 (gouvernement, comités olympique et paralympique et les deux régions hôtes, PACA et Auvergne-Rhone-Alpes) avaient "pris acte" des "désaccords insurmontables" entre les deux hommes, ouvrant la voie au départ de M. Linette.

Interrogé à ce sujet, M. Grospiron n'a pas souhaité entrer dans le détail des désaccords et des conditions de la démission de son numéro deux, invoquant devant les sénateurs une "clause de confidentialité".

Il a reconnu que le Cojop avait pris "un peu de retard" sur plusieurs dossiers (cartes des épreuves ou sports additionnels par exemple) mais "les retards qu'on a pris sur ces sujets-là n'empêchent absolument pas la la livraison des Jeux. Tous les sujets avancent".

- "Rien d'inhabituel" -

Le délégué interministériel a lui aussi souhaité minimiser l'impact de la crise de la gouvernance sur le projet Alpes 2030.

"Les difficultés que nous rencontrons sont prises au sérieux. Elles n'ont rien d'inhabituel", a relativisé M. Molina. "Ceux qui ont suivi la préparation des Jeux de Milan Cortina, sans remonter à l'époque des Jeux d'Albertville, ont pu noter qu'il y avait eu à chaque fois des changements de gouvernance dans le cadre de la préparation de ces Jeux, ce qui ne les a pas empêchés d'être une réussite."

Dans son communiqué publié mercredi, le comité avait rendu hommage au travail effectué par le DG mais explique que cette décision "répond à la volonté collective de donner au Cojop un nouvel élan grâce à une gouvernance renouvelée, à un moment où, ses fondations posées, s'ouvre une nouvelle phase clé de livraison opérationnelle du projet".

Dimanche à l'issue de la réunion du bureau exécutif à Milan, la ministre des sports Marina Ferrari avait annoncé qu'une mission d'inspection gouvernementale allait se pencher sur la gestion et le fonctionnement du Cojop.

"Il faut voir dans cette mission le souhait de venir en appui du Cojop et en complément de la mission Thobois", chargée de se pencher sur le fonctionnement du Comité, avait-elle déclaré à la presse.

T.Castillo--BT