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Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e
Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e / Photo: Pedja Milosavljevic - AFP

Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e

Combatif et valeureux, Lille a inversé le cours de sa double confrontation contre l'Étoile rouge de Belgrade en prolongation (2-0) pour se qualifier en huitième de finale de la Ligue Europa, jeudi soir dans la capitale serbe.

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À l'échelle du Losc en 2026, c'est un petit exploit: enfoncé dans la crise depuis le début d'année, le club nordiste a peut-être trouvé la sortie du tunnel en obtenant le succès par deux buts d'écart qu'il lui fallait après sa contre-performance (1-0) au stade Pierre-Mauroy la semaine dernière.

La deuxième victoire de suite après celle acquise à Angers (1-0) dimanche, qui aura certainement redonné un peu de confiance à ce groupe qui en manquait cruellement, la faute aux sept revers en onze matchs disputés cette année, avant le match à Belgrade.

Nul ne sait si ce succès en Serbie marquera le renouveau des Dogues, mais il a valeur de référence dans la solidité, les ressources mentales et la qualité technique en attaque dont ils ont fait preuve.

En huitième de finale, un défi d'une autre envergure les attendra contre Lyon ou Aston Villa. Le tirage au sort aura lieu vendredi.

Pour les guider là où ils avaient échoué en novembre, quand ils étaient tombés au stade Rajko-Mitic (1-0) lors de la phase de groupe, il fallait des tauliers: Benjamin André (35 ans) et Olivier Giroud (39 ans) ont répondu présent.

Le capitaine nordiste a centré vers le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections), qui a dominé son vis-à-vis Rodrigao de la tête (5e) pour remettre les compteurs à zéro, d'entrée.

- André et Giroud, précieux vétérans -

Tout au long du match, ces deux modèles de longévité ont donné le ton, omniprésents dans les duels, la pression, les courses dans le vide pour donner de l'espace à leurs coéquipiers.

Ce but inscrit très tôt dans le match a bien lancé toute l'équipe lilloise, qui a dominé la première période, obtenant une autre occasion par Olivier Giroud (40e), puis deux par le supersonique mais toujours maladroit Matias Fernandez-Pardo (42e, 44e).

Derrière, le gardien Berke Özer a failli faire tomber ce beau château de cartes bâti par ses coéquipiers en manquant une relance (33e) après avoir déjà pris des risques quelques minutes plus tôt.

La plus grande occasion des joueurs de Dejan Stankovic, qui ont ensuite poussé en deuxième période, profitant d'une baisse de régime lilloise, mais n'ont jamais été suffisamment adroit pour valider une qualification qui leur tendait les bras à l'origine.

Durant la première prolongation, Lille a su écrire à l'encre indélébile son succès grâce à Nathan Ngoy (99e), bien servi par Félix Correia après un débordement de Matias Fernandez-Pardo.

À peine entré au poste inhabituel de latéral droit, Ngoy a symbolisé les bons choix de Bruno Genesio, qui avait décidé, au coup d'envoi, de replacer Ayyoub Bouaddi au milieu de terrain, où il a rayonné aux côtés de Benjamin André.

Ses joueurs ont ensuite tenu, aidés par la maladresse de leurs adversaires, en particulier Marko Arnautovic, qui a eu les deux ballons les plus chauds (107e, 117e) sans pouvoir les concrétiser en buts.

Le signe, peut-être, que Lille a retrouvé sa bonne étoile.

Q.Arango--BT