Paris Basketball: Thomas dans les pas de Tuomas
Propulsé entraîneur principal du Paris Basketball à seulement 28 ans, Julius Thomas a su remettre sur les rails l'équipe, qui joue le titre de champion de France contre Monaco mardi, en marchant dans les pas de son prédécesseur Tuomas Iisalo.
Quinze ans séparent le technicien finlandais, qui en une seule saison (2023-2024) a marqué le club de son empreinte par ses résultats (Eurocoupe et Leaders Cup) et le style de basket, et l'Allemand.
Mais pour le reste, du blond dans les cheveux, coiffés à peu près de la même manière, aux préceptes de jeu - le plus important - en passant par le patronyme, Thomas a des furieux airs de Tuomas.
Il a débarqué dans ses bagages à Paris en 2023 en provenance de Bonn (Allemagne), aussi Nadir Hifi estime-t-il "normal qu'on retrouve beaucoup de Tuomas dans la façon dont on joue, dans son comportement, dans sa manière de gérer les choses".
"Après, bien sûr, il a une personnalité bien différente", ajoute l'international français.
Probablement moins volcanique qu'Iisalo, Julius Thomas a continué, après le départ du Finlandais aux Memphis Grizzlies en NBA, à faire ses armes comme adjoint, du Brésilien Tiago Splitter (2024-2025) puis de Francesco Tabellini.
Il a été promu entraîneur principal fin mars après la mise à l'écart de l'Italien et a su remettre d'équerre les Parisiens, notamment selon Hifi en leur redonnant "le goût du plaisir" et leur "identité", ce jeu survitaminé.
"On n'y croyait plus. Individuellement moi aussi j'avais perdu (le plaisir) de faire ce sport que j'aime. Il a réussi à remettre ça dans l'équipe" en trouvant "les bons mots" et quelques changements, ajoute le "Prince de Paris", lui-même beaucoup plus régulier depuis la promotion de Thomas.
"Clairement, je pense qu'il était fait pour ce poste. Il a eu les bons mots, a fait les bons ajustements", embraie Yakuba Ouattara, en replaçant "tout le monde là où il est le plus fort" et en masquant "les faiblesses" de l'équipe.
- "Un des meilleurs d'Europe" -
L'international français est d'autant plus "surpris" par le jeune allemand qu'il n'a jamais été joueur professionnel.
"Dans la façon dont les entraînements sont faits ou ce qui est demandé sur le terrain, on a l'impression que Julius a été joueur", développe le "Yak".
Hifi décrit comme "l'un des meilleurs coaches d'Europe" Thomas, qui de son côté ne voit "pas une grande différence" entre le rôle d'assistant et celui d'entraîneur principal.
"(A Paris) nous avons un fonctionnement très horizontal, où chaque coach apporte ses idées. La seule différence, c'est que l'entraîneur principal à la fin doit trancher", explique-t-il.
L'Allemand s'estime "très chanceux et béni" de pouvoir diriger Paris: "J'ai toujours eu ce rêve d'entraîner mais ça n'a jamais été un objectif. J'ai beaucoup travaillé pour arriver dans un club comme ça, mais quand j'ai commencé je n'aurais jamais imaginé pouvoir être à cette place."
D'une manière générale, il dit ne pas être "le genre à (se) fixer des objectifs à long terme", à se "demander où (il sera) la saison prochaine ou dans cinq ans".
Une réponse à une question sur l'intérêt qu'il suscite selon plusieurs médias spécialisés de la part de franchises de NBA.
"Je suis concentré sur le moment présent, la finale", a-t-il poliment évacué. Il marcherait alors aussi dans les pas d'Iisalo, parti (comme Splitter) rejoindre la ligue nord-américaine après une saison sur le banc parisien.
J.Quintero--BT